A l'épreuve du saut en hauteur, le meilleur est le puma qui peut
atteindre 4 à 5 m de haut, et sans élan. Soit facilement 2 m de plus
que le meilleur des sauteurs humains, qui détient l'impressionnant
record de 2 m 45. Certains affirment même avoir mesuré un saut de 12 m
de haut grâce à des empreintes dans la neige !
Un exploit possible grâce à ses membres postérieurs, nettement plus
longs que ses membres antérieurs et grâce à la présence de systèmes
musculaires, tendineux ou articulaires de stockage de l'énergie
élastique, qui fonctionnent sur le même principe que les ressorts.
Mais un ennemi du chat et de bien d'autre mammifères est au dela de ce record: la PUCE
Mais cela n'est rien à côté de l'exploit réalisé par la puce. En
effet, cet insecte de 1 à 8 mm de long est capable de sauter 34 cm,
soit près de 340 fois sa propre taille !
A échelle humaine, elle arriverait presque en haut de 2 tours Eiffel
mises l'une sur l'autre ! Le tout avec une accélération cinquante fois
supérieur à celle de la navette spatiale, ce qui représente une force
de gravité de 140 G, alors qu'un pilote de chasse supporte
difficilement plus de 6 G.
Il faut dire que l'insecte possède une paire de pattes adaptée au
saut. Entre son thorax et ses pattes arrière se trouve une masse
élastique formée de résiline. La résiline est extrêmement élastique, au
point qu'elle détrône le meilleur caoutchouc synthétique du monde, le
polybutadiène. Elle peut être étirée encore et encore, elle reprendra
systématiquement sa forme initiale sans perdre son étonnante propriété.
Chez la puce, elle agit comme un puissant ressort qui se
décompresserait brutalement, permettant des bonds incroyables.
Mais il ne suffit pas de sauter haut : il faut aussi savoir
atterrir. La puce possède pour cela des "sacs à air", situés dans les
pattes, se gonflent comme des ballons. Ce mécanisme lui permet de
ralentir une fois la piste en vue. Par ailleurs, le corps de l'insecte
est doté de nombreux poils faisant office de capteurs. Tout déplacement
d'air renseigne la puce sur la position de sa cible, et elle calcule
ainsi précisément la trajectoire de son saut.
Bref, elle saute haut et atterrit sur ses pattes. |